Je devais Ă©crire un billet sur Nightfall le jour de sa sortie. J’ai un peu Ă©chouĂ©. Je ne vous parlerai donc pas du contenu du collector, mais bien de celui du jeu, maintenant que je l’ai parcouru en long, en large, et en travers.

Si vous n’avez jamais jouĂ© Ă Guild Wars, je vous renvoie sur mes prĂ©cĂ©dents billets (Prophecies, Factions), histoire de ne pas me rĂ©pĂ©ter, je vais parler ici uniquement des nouveautĂ©s apportĂ©es par cet opus.
Après une inspiration europĂ©enne pour Prophecies, asiatique pour Factions, c’est le Moyen-Orient qui s’y colle pour Nightfall. On va botter le cul des monstres Ă grands coups de babouches ! Premier constat en arrivant, une avancĂ©e technique plus prĂ©sente qu’entre ProphĂ©cies et Factions : les portails nous rappellent que nos cartes graphiques disposent de shaders, les lèvres des personnages bougent enfin durant les cinĂ©matiques, les monstres ont gagnĂ© quelques polygones, etc. Par contre, niveau originalitĂ©… toujours le nĂ©ant. Du dĂ©jĂ vu, encore et toujours.
Je me souviens quand j’avais commencĂ© Ă jouer Ă Prophecies, que le scĂ©nario n’Ă©tait pas franchement son point fort. Une espèce de caricature de l’univers heroic-fantasy qu’on a vite pris Ă la rigolade pour Ă©viter d’ĂŞtre déçu sur ce point. Les dĂ©veloppeurs nous avaient reservi un Ă©quivalent asiatique sur Factions, et pour Nightfall… Jamais deux sans trois. Dans les grandes lignes, c’est encore la mĂŞme chose. Son mal enfoui qui se rĂ©veille, son traĂ®tre typique, son hĂ©ros qui n’a pas peur de se sacrifier pour sa patrie, tout est lĂ .
Heureusement, si la forme est discutable, le fond est solide. La recette reste la mĂŞme, mais elle est encore une fois amĂ©liorĂ©e. Au niveau du contenu, on se rapproche d’un Prophecies, le jeu ayant repris une orientation plus PvE.
Les armures sont maintenant vierges Ă l’achat. Il faut y ajouter des inscriptions pour retrouver les stats que l’on veut. L’intĂ©rĂŞt de ce nouveau procĂ©dĂ© est de permettre au joueur de changer l’optique de son personnage tout en gardant sa belle armure 15k par exemple.
Les hĂ©ros ont fait leur apparition. Ce sont des mercenaires personnalisĂ©s, on les fait monter en niveau, on les Ă©quipe, on leur fait leur build, on leur donne des ordres, on change leurs couches, tout ça. C’est assez sympa, et ça Ă©vite pas mal de crises de nerfs genre “ALESIA TU VAS ME SOIGNER OUI ?!” ou “BORDEL QUEL EST LE CON DE MERCO QUI M’A RESSUSCITE EN PLEIN COMBAT ?”.
Une chose que j’ai beaucoup apprĂ©ciĂ©e concerne les musiques. Elles ont toujours Ă©tĂ© jolies, Jeremy Soule oblige, mais elles Ă©taient tellement calmes pour un jeu aussi bourrin. Maintenant, changement de musique dynamique ! Vous vous battez, une musique un peu plus mouvementĂ©e prendra place. Elles accompagnent bien un rythme de jeu un poil amĂ©liorĂ©.
Concernant les nouvelles classes, le Derviche et le Parangon, elles enrichissent une fois de plus les possibilitĂ©s de jeu en Ă©quipe. Le Derviche est un peu comme l’assassin, Ă ceci près qu’il fait lĂ©gèrement plus mal, mais qu’il est beaucoup moins mobile (donc c’est une nouvelle plaie pour les moines). Le Parangon, assez rare, correspond Ă un paladin/lancier/barde. Une classe de support plus orientĂ©e sur l’attaque en somme.
Un excellent jeu, assurĂ©ment. Quel dommage que le gameplay, si solide, soit entachĂ© d’un scĂ©nario digne d’un film de sĂ©rie Z. Aujourd’hui, je me suis très largement lassĂ© de Guild Wars, au point de ne plus envisager de retour dans l’avenir, que ce soit sur Eye of the North, ou Guild Wars 2. J’accorde beaucoup d’importance au background, c’est la principale raison de mon dĂ©part.
Configuration de test : On va compter mon ancienne machine, un 2400+ avec 1 Go de DDR et une GeForce 6600 GT. Cette configuration permet de jouer en 1280×1024 les dĂ©tails au maximum. Attention cependant, Nightfall est plus gourmand que les 2 autres, donc si vous Ă©tiez juste pour Prophecies ou Factions, pensez-y.
Compatible Vista ? Oui. Reconnu par le Games Explorer. L’EAX est bien sĂ»r absent.