Archives de juin 2006

Allo ?

Mercredi 28 juin 2006

La Seconde Guerre Mondiale, sans doute l’événement historique le plus jeuvidéoisé (oui j’invente encore un mot, ça vous épate, pas vrai ?) qui soit. Entre les Medal of Honor, Band of Brothers, Day of Defeat, etc. on ne les compte plus. Cependant, leur qualité est très inégale, qu’en est-il donc de Call of Duty 2 ?

Call of Duty 2

Je pense que je n’ai pas besoin de vous expliquer le cadre, vous n’aurez qu’à vous replonger dans vos livres d’Histoire si vous ne voyez pas de quoi je parle. Plus précisément, le jeu vous propose de revivre les batailles en URSS, en Afrique du Nord, et en France.

Plutôt variées, les 27 missions vous mettront divers joujoux entre les mains, du fusil de sniper à Stalingrad au blindé en Afrique, en passant par les classiques Thompson, MG-42, et autres. Bref, l’arsenal classique au complet.

L’ambiance. C’est la grande qualité de Call of Duty 2. Les missions ne sont en général pas très longues, mais on n’a pas le temps de s’ennuyer. Vous n’êtes dans ce jeu qu’un petit troufion noyé dans la grande machine de guerre. Les soldats tombent les uns après les autres, et il vous faudra être prudent pour ne pas finir comme eux. Ici, pas de points de vie, votre vue est rougie par le sang au fur et à mesure des balles que vous prenez, et il vous suffit de vous mettre à l’abri pour vous régénerer. Si cela rend le jeu certes plus facile, le but est surtout de renforcer l’immersion et de ne pas casser le rythme de jeu : vous n’aurez pas à jouer au quick save/load à chaque affrontement. Des sauvegardes automatiques sont effectuées régulièrement entre les affrontements, et vous y êtes ramené dès que vous mourez. Toutes les conditions sont réunies pour que vous vous concentriez sur l’action et uniquement sur elle.

Le jeu est bien joli, mais il vous faudra parfois revoir les détails à la baisse. Les affrontements sont de taille, de ce fait le jeu a tendance à être assez gourmand, cependant le choix de rendu DirectX 7/9 permet de donner un grand coup de pouce au framerate pour ceux qui ne sont pas gênés par l’absence des effets Shaders. Un point très important pour ce type de jeu : l’ambiance sonore. Rien à redire. Pour peu que vous possédiez le casque ou les enceintes adéquates, votre immersion n’en sera que renforcée.

Bien que les missions soient assez courtes, vous aurez plaisir à les refaire, en montant le niveau de difficulté pour repousser vos limites, ce qui rend la durée de vie du jeu plutôt honorable. Quant au mode multijoueurs, je n’y ai pas touché.

Un excellent FPS. Amateurs de batailles titanesques, ce jeu est pour vous.

Configuration de jeu : AMD Athlon XP 2400+ ; 1 Go DDR ; GeForce 6600 GT ; et tout le reste que j’ai la flemme de lister. Le jeu est très fluide en 1280*1024 détails moyens/poussés et en rendu DirectX 7. Pour le son (c’est important pour ce jeu), j’utilisais l’EAX 3.0 sur une Audigy 2 ZS.

Aparté : Une petite question à mes quelques lecteurs. Mes tests sont assez courts et j’ai tendance à les raccourcir davantage. Préféreriez-vous voir des tests plus détaillés ?

Dujardin, à la vinaigrette

Lundi 19 juin 2006

Encore un jeu d’aventure à prix réduit (4.99eur chez alapage). A l’instar de The Longest Journey, Syberia me titillait depuis un moment, et son prix actuel m’a poussé à me le procurer.

Syberia

Vous incarnez ici Kate Walker, une avocate New-Yorkaise envoyée à Valadilene, dans les Alpes françaises, pour s’occuper d’une affaire de succession. Le jeu n’aurait pas beaucoup d’intérêt si tout s’était déroulé comme prévu, aussi vous devrez faire face à la mort de la propriétaire et à un héritier surprise qui est introuvable. Pour une fois, on ne vous demandera pas de sauver le monde, juste de partir à la recherche de ce Hans Voralberg.

La succession concerne une usine d’automates, c’est donc dans un univers très particulier que l’aventure va prendre place. Bien que cela se passe à notre époque (comme en témoigne le téléphone portable de Kate), on a l’impression d’avoir fait un bond d’un siècle en arrière, mais en présence de technologies avancées que sont ces automates. Malgré leur aspect artisanal, ces machines sont très sophistiquées et, pour certaines d’entre elles, semblent bien vivantes.

Le jeu est reposant, que ce soit par le design global, à savoir des couleurs assez froides ainsi que des gens peu nombreux et assez tristes, ou par les musiques, vraiment sublimes. Un régal pour les yeux et les oreilles, si on ajoute à cela que le jeu n’a pas mal vieilli du tout, sauf en ce qui concerne les mouvements des personnages, avec leur balai dans le cul, pas toujours bien enchaînés.

Syberia est cependant assez court et linéaire, mais c’est un véritable petit bijou scénaristique, avec un impressionnant travail sur les personnages, que j’ai trouvés très attachants, tous autant qu’ils sont.

Un excellent jeu, si vous n’y avez jamais touché, foncez ! A ce prix, il serait dommage de passer à côté d’une aventure aussi prenante.

Alcool et carburant

Mercredi 14 juin 2006

Le film ne m’avait pas vraiment convaincu au cinéma, je ne suis pas spécialement fan des FPS solo, je n’aime en général pas les jeux tirés d’un film, et pourtant, je l’ai acheté, je parle de The Chronicles of Riddick Escape From Butcher Bay Developer’s Cut. Pffouuu. Un nom comme ça, je ne l’écrirai pas deux fois, j’utiliserai plutôt un acronyme : TCoREFBBDC. Hmm… Bon… Je vais l’appeler “Butcher Bay”, ce sera plus simple.

Un nom trop long pour être écrit...

Je suppose que tout le monde connaît Riddick, ce personnage interprété par Vin Diesel qui est le héros de Pitch Black et The Chronicles of Riddick. Pour faire court, c’est l’archétype du bourrin de base qui a envie qu’on lui foute la paix, mais qui se retrouve embringué dans des histoires le confrontant à des hordes d’ennemis.

C’est sur ce type de scénario que se base Butcher Bay. Riddick n’a pas été très gentil, alors il est incarcéré dans la prison “dont on ne peut pas s’échapper”. Bien sûr, vous êtes là pour démontrer le contraire. Et c’est à grands coups de tatane que vous allez vous frayer un chemin vers la sortie. Riddick n’est pas là pour réfléchir. Aussi basique soit-il, le scénario se révèle assez prenant : du fait de sa linéarité, le jeu offre un rythme très soutenu, et les cinématiques régulières renforcent cet aspect. A défaut d’avoir un scénario très recherché, le jeu nous propose un déroulement sans fausse note durant lequel on ne s’ennuie pas une seconde.

On pouvait s’attendre à un jeu répétitif, où on allait aligner les soldats à la suite dans des maps en couloirs pendant des heures, mais j’ai été agréablement surpris sur ce point. Le jeu est assez court, ce qui n’est pas forcément un défaut pour un jeu se prenant pour un film d’action (et qui donc aurait vite fini par être répétitif et lassant). De plus, les développeurs ont su faire varier les plaisirs, ainsi les phases de shoot ne représentent finalement pas la quasi-totalité du jeu. Butcher Bay nous offre aussi de l’infiltration, du combat au corps à corps, et même de l’aventure (si si). C’est d’autant plus intéressant que vous allez vous-même doser la quantité de chacun de ces gameplays. Vous pouvez décider de dégommer tous les gardes avec votre fusil à pompe, de les assassiner discrètement, de leur refaire le portrait avec vos p’tits bras musclés, et vous choisirez si vous voulez ou non aider vos co-détenus via diverses quêtes qui vous récompenseront de différentes façons.

Si on aime la rouille futuriste en milieu carcéral, c’est plutôt joli. Quelques niveaux changent un peu de ton, mais en général, ça reste très futuro-métallo-sombre (oui j’invente des mots, et alors ?). C’est bien réalisé, et le moteur tient bien la route (qui n’est pas sans rappeler celui de Doom 3). Les musiques accompagnent bien l’aventure, et les doublages sont vraiment très convaincants (merci les acteurs). Je précise que le jeu est en VOST uniquement, et ça, c’est bien.

Une surprise incroyablement bonne que ce FPS. J’ai toujours refusé de l’acheter pour les raisons énoncées en début d’article, mais je ne regrette pas d’avoir changé d’avis. Ce jeu m’a même fait apprécier Riddick. Je le place parmis les meilleurs FPS solo auxquels j’ai pu jouer, si ce n’est le meilleur. Je le conseille à tous, que vous soyez ou non des grands fans de ce genre, et même si vous détestez Riddick.

Configuration de jeu : AMD Athlon XP 2400+ ; 1 Go DDR ; GeForce 6600 GT ; et tout le reste que j’ai la flemme de lister. Le jeu est très fluide en 1280*1024 détails poussés.

Le jour le plus long

Jeudi 8 juin 2006

Entre la sortie de Dreamfall, le passage du jeu à 7 euros chez alapage, et Gfx qui m’en reparle, les événements se sont succédés pour que je fasse l’achat de The Longest Journey, un jeu d’aventure développé par Funcom, sorti en 2000.

The Longest Journey

On se retrouve dans la peau d’April Ryan, une étudiante en art tourmentée par des cauchemars de plus en plus présents. Elle apprend que son monde, Stark (qui serait la Terre telle que nous la connaissons dans 200 ans, à condition de repasser de l’euro au franc), possède un jumeau : Arcadia. Stark est basé sur la Science, alors qu’Arcadia est basé sur la Magie. Un équilibre entre les 2 mondes est assuré par un Gardien, mais forcément aujourd’hui y’a une tuile, et April Ryan qui n’a rien demandé à personne semble être la seule capable de faire quelque chose.

Le scénario est assez classique dans le fond. Un monde en détresse, une jeune fille innocente qui a le pouvoir de tout changer. Cependant, il se déroule dans un univers plutôt original et bien fouillé. Les personnages, quant à eux, ont aussi été l’objet d’un travail minutieux, principalement en ce qui concerne leur personnalité : on n’a pas affaire qu’à des simples PNJ juste bons à nous donner les renseignements que l’on veut pour continuer notre quête, mais bien à des personnes qui ont leur propre caractère. Quant à April, c’est aussi un choix classique qui a été fait, à savoir une fille qui ne sait plus qui elle est, et qui est donc à la recherche de son identité. Ca a l’avantage de nous faciliter l’immersion dans ce personnage qui a besoin d’en apprendre autant que nous sur lui-même.

Ce long voyage à travers les mondes est finalement assez court, du moins si on considère le temps passé à jouer. Par contre, si on prend en compte le temps passé à écouter les gens parler, la durée de vie est décuplée ! Ces longs discours sont souvent nécessaires vu la complexité de l’univers, mais le rythme du jeu en pâtit. Bon, je dois reconnaître aussi que les cours d’histoire ne m’ont jamais tellement passionné, mais tout de même. J’aurais préféré passer un peu plus de temps sur des énigmes, et un peu moins à être spectateur. Une chose est sûre, les doubleurs (qui sont d’ailleurs très bons) auront beaucoup travaillé sur ce projet.

Le jeu est parsemé de petits clins d’oeil, que ce soit à MacGyver (dont la référence est clairement énoncée par April), au Capitaine Haddock (le capitaine que l’on rencontre dans le jeu est doublé par Christian Pellissier), et même à sab (”c’est vrai ?”, “non”). Quelques petites notes d’humour, mais le cadre est généralement plutôt sérieux.

Graphiquement, la 3d n’a pas aidé le jeu a vieillir. Si les décors en 2d sont toujours de très bonne facture, les personnages n’ont pas eu cette chance. Ces décors sont d’ailleurs très variés, aidés par la présence d’un monde de science-fiction et d’un monde de fantasy. Le tout reste donc assez agréable à l’oeil. Les musiques n’auront cependant pas retenu mon attention. Assez discrètes donc.

Au final, j’aurais été un peu déçu de ce jeu. Si le scénario est complet et intéressant, le rythme m’a empêché de rester en haleine tout au long de ce voyage où écouter est sans doute la plus grande difficulté. Je le recommande à tous ceux qui recherchent plus une intrigue à suivre qu’un véritable jeu, ainsi qu’à tous les passionnés de cours d’histoire.