Le jour le plus long
le 8 juin 2006 à 16:49Entre la sortie de Dreamfall, le passage du jeu à 7 euros chez alapage, et Gfx qui m’en reparle, les événements se sont succédés pour que je fasse l’achat de The Longest Journey, un jeu d’aventure développé par Funcom, sorti en 2000.

On se retrouve dans la peau d’April Ryan, une étudiante en art tourmentée par des cauchemars de plus en plus présents. Elle apprend que son monde, Stark (qui serait la Terre telle que nous la connaissons dans 200 ans, à condition de repasser de l’euro au franc), possède un jumeau : Arcadia. Stark est basé sur la Science, alors qu’Arcadia est basé sur la Magie. Un équilibre entre les 2 mondes est assuré par un Gardien, mais forcément aujourd’hui y’a une tuile, et April Ryan qui n’a rien demandé à personne semble être la seule capable de faire quelque chose.
Le scénario est assez classique dans le fond. Un monde en détresse, une jeune fille innocente qui a le pouvoir de tout changer. Cependant, il se déroule dans un univers plutôt original et bien fouillé. Les personnages, quant à eux, ont aussi été l’objet d’un travail minutieux, principalement en ce qui concerne leur personnalité : on n’a pas affaire qu’à des simples PNJ juste bons à nous donner les renseignements que l’on veut pour continuer notre quête, mais bien à des personnes qui ont leur propre caractère. Quant à April, c’est aussi un choix classique qui a été fait, à savoir une fille qui ne sait plus qui elle est, et qui est donc à la recherche de son identité. Ca a l’avantage de nous faciliter l’immersion dans ce personnage qui a besoin d’en apprendre autant que nous sur lui-même.
Ce long voyage à travers les mondes est finalement assez court, du moins si on considère le temps passé à jouer. Par contre, si on prend en compte le temps passé à écouter les gens parler, la durée de vie est décuplée ! Ces longs discours sont souvent nécessaires vu la complexité de l’univers, mais le rythme du jeu en pâtit. Bon, je dois reconnaître aussi que les cours d’histoire ne m’ont jamais tellement passionné, mais tout de même. J’aurais préféré passer un peu plus de temps sur des énigmes, et un peu moins à être spectateur. Une chose est sûre, les doubleurs (qui sont d’ailleurs très bons) auront beaucoup travaillé sur ce projet.
Le jeu est parsemé de petits clins d’oeil, que ce soit à MacGyver (dont la référence est clairement énoncée par April), au Capitaine Haddock (le capitaine que l’on rencontre dans le jeu est doublé par Christian Pellissier), et même à sab (”c’est vrai ?”, “non”). Quelques petites notes d’humour, mais le cadre est généralement plutôt sérieux.
Graphiquement, la 3d n’a pas aidé le jeu a vieillir. Si les décors en 2d sont toujours de très bonne facture, les personnages n’ont pas eu cette chance. Ces décors sont d’ailleurs très variés, aidés par la présence d’un monde de science-fiction et d’un monde de fantasy. Le tout reste donc assez agréable à l’oeil. Les musiques n’auront cependant pas retenu mon attention. Assez discrètes donc.
Au final, j’aurais été un peu déçu de ce jeu. Si le scénario est complet et intéressant, le rythme m’a empêché de rester en haleine tout au long de ce voyage où écouter est sans doute la plus grande difficulté. Je le recommande à tous ceux qui recherchent plus une intrigue à suivre qu’un véritable jeu, ainsi qu’à tous les passionnés de cours d’histoire.
10 juin 2006 at 12:39
ah merde pourquoi tu me recommande ce jeu toi…
11 juin 2006 at 11:25
Tin même pour les jeux solos il essaye de nous convaincre d’acheter.
11 juin 2006 at 17:56
stranger : je te l’ai recommandé personnellement, ou bien tu t’es reconnu dans une des catégories que j’ai énoncées ?
EvilPnMi : Bah je parle des jeux auxquels je joue. La review n’est pas super positive quand même. Je pense que j’en attendais trop de ce jeu, depuis le temps que je voulais le faire.
11 juin 2006 at 22:32
je me suis reconnu ^^;
11 juin 2006 at 22:50
Allez va, je te pardonne, viens on va jouer à Gunbound le week-end prochain
11 juin 2006 at 23:05
Ouaiiis ça faisait longtemps.