Cela faisait bien longtemps que Sylvman et moi n’avions pu reprendre les sentiers de la guerre. Les RTS sont notre genre préféré, mais hélas, nous n’avions rien retrouvé qui nous fasse vibrer depuis un moment. Malgré le fait qu’on ait été suffisamment gavés de jeux à la sauce “Seconde Guerre Mondiale”, nous avons décidé de donner une chance à ce Company of Heroes qui semblait faire l’unanimité de la critique.

Le jeu n’a pas mis bien longtemps à me convaincre de son potentiel. A peine avais-je commencé à jouer qu’il m’avait mis sur le cul. Impressionnant ! On se retrouve devant un jeu qui offre des possibilités tactiques énormes, avec un micromanagement très poussé. L’intensité de l’action (pas un instant de répit), les graphismes somptueux (que de détails), les musiques majestueuses (Jeremy Soule (Guild Wars, Prey, Oblivion, etc.) en pleine forme), on se croirait aux commandes d’un film comme Saving Private Ryan.
Je ne suis pas fan des campagnes de RTS en général, et malgré la bonne réalisation de celle-ci, je n’ai pas été convaincu. Pourtant, les ingrédients sont là : 15 missions (qui commencent à Omaha Beach, histoire de faire original) aux objectifs variés entrecoupés de cinématiques, mais je n’arrive pas à être passionné par une partie de RTS contre une IA. Cela reste cependant un passage très fortement conseillé pour apprendre à jouer. Au fur et à mesure des missions, on découvre de nouvelles unités, de nouveaux cas de figure… mais uniquement du côté américain. Les admirateurs de l’armée nazie ne pourront hélas jamais la commander pendant cette campagne. Les Allemands ayant des unités et même un développement différents des Américains, c’est vraiment dommage.
Le gros morceau, Relic Online. C’est la bave aux lèvres et la bosse au slip que nous nous sommes connectés sur le portail multijoueurs de Company of Heroes. Soyons clairs, on est très loin d’un Battle.net. On a peut-être des standards un peu élevés, mais le portail manque clairement de fonctionnalités (pas de ladder en 2vs2 avec un ami !), de réactivité (bon, ils ont quand même commencé à corriger ce point, et ça avance), et il y a quelques bugs (l’encodage des caractères…).
Et une fois en jeu… L’extase ! A l’intensité du jeu s’ajoute le challenge du multijoueur, ce qui fait très vite monter l’adrénaline. L’apprentissage est assez douloureux au départ, étant donné la complexité du jeu, mais quel pied. Après quelques parties, on commence à mieux cerner les unités, leurs forces et leurs faiblesses, on élabore quelques petites stratégies, et on a déjà quelques affinités. En ce qui nous concerne, ce sont nos amis les Nazis qui nous ont séduit. Ach !
Pour résumer, ce jeu est sans doute le meilleur RTS auquel nous avons pu jouer (même si, sentimentalement, je ne peux pas admettre qu’il surpasse Starcraft :P). Complexe, donc assez difficile et pas forcément accessible, mais ô combien jouissif.
Configuration de jeu : AMD Athlon XP 2400+ ; 1 Go DDR ; GeForce 6600 GT ; et tout le reste que j’ai la flemme de lister. L’âge de ma machine se fait ressentir. Suffisant pour le faire tourner en 1280×1024, textures hautes, tous effets shaders désactivés (ce qui désactive en cascade pas mal de choses), mais au moins c’est fluide, et ça reste beau tout de même (la qualité des textures compense un peu l’absence des shaders).
Petite parenthèse : A tous ceux qui souhaitent jouer avec nous, nous sommes Sylvman et FeniK sur le portail, et n’hésitez pas à passer sur les forums des PCT.