Feu, partez !
Mercredi 14 mars 2007Disponible à 10 euros à la Fnac (et pas en réédition “cheap”), j’ai sauté sur l’occasion pour me procurer Prey, ce FPS réputé pour son retard (c’est du 3D Realms, ceci explique cela) qui n’aura finalement pas été acclamé par la critique, loin de là . A mon tour de me forger mon opinion.

Dans la peau d’un Cherokee qui renie quelque peu ses origines, on se retrouve face à une horde d’extra-terrestres pour sauver le monde, ou plutôt la femme de sa vie. Original, pas vrai ? Bon allez, ce n’est pas si mal, c’est assez bien mis en scène, et le fond de magie indienne est assez original.
Le jeu présente 2 aspects qui résument 95% de l’intérêt du jeu : la gravité, et les portails.
Si vous êtes malade dans les montagnes russes, évitez Prey, parce que la tête à l’envers, c’est régulièrement. C’est très marrant de pouvoir modifier comme ça la gravité, de marcher sur les murs ou un peu partout ailleurs, de voir toutes ces petites lunes qui vont avoir tendance à nous attirer vers elles. Mais quel dommage d’avoir gâché ça avec des cartes aussi exiguês. Dans tous ces petits couloirs, on n’a que trop peu l’occasion de tout chambouler en modifiant la gravité, c’est assez frustrant.
Les portails, quant à eux, s’accordent assez bien aux couloirs, puisqu’ils donnent au vaisseau des allures de labyrinthe. Mais là , c’est l’interaction qui manque. Jamais on ne pourra jouer avec les portails, et encore une fois, c’est frustrant.
Et tant que je suis dans la frustration, ce jeu possède LE point noir, celui qui le rend totalement inintéressant, c’est l’impossibilité de mourir ! Mais quelle idée absurde ! Où est le challenge si on ne peut pas mourir ? Quel défi a-t-on à relever ? Nous sommes dans un jeu d’action, où on est censés faire preuve de réflexes, si on peut avancer en tirant droit devant soi sans mourir, quel intérêt ? Le jeu est déjà assez simple comme ça avec ses ennemis faibles et prévisibles (à titre d’exemple, le boss de fin ne m’aura pas fait perdre le moindre point de vie) et ses munitions à gogo (vous avez peur de tout user contre un boss résistant ? N’ayez pas peur, des munitions vont miraculeusement apparaître au sol si elles viennent à manquer).
Beaucoup de frustration dans un jeu si court (acheté un soir avant de rentrer chez moi pour le terminer le soir suivant…), je me suis laissé porter par la mise en scène pour connaître le mot de la fin de l’histoire, qui est… “Prey will continue” (oui à ce sujet, la boîte française permet l’installation en VO, une bonne chose) ! Raaaah mais c’est un jeu conçu pour frustrer, définitivement, ou quoi ?!
Non vraiment, à part quelques idées de base, certains doubleurs et les musiques de Jeremy Soule, presque tout le reste est bon à jeter ! Y’avait de l’idée, mais ça n’a pas du tout été exploité. Donc, à éviter.
Configuration de test : Core 2 Duo E6600, 2 Go DDR2, GeForce 8800 GTX, et tout le reste que j’ai la flemme de lister. Evidemment, le jeu tourne avec les réglages au maximum sans broncher.
Compatible Vista ? Oui. Reconnu par le Games Explorer. Rien à signaler (utilise OpenAL).
