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Longues montagnes russes

Dimanche 8 avril 2007

J’ai attendu un moment avant de me procurer ce jeu que j’attendais pourtant avant sa sortie. C’est plus fort que moi, je n’arrive pas à acheter un jeu d’aventure à plein tarif, je ne sais pas pourquoi. Bon, le principal, c’est que j’ai quand même fini par mettre la main dessus, je veux parler de Fahrenheit, le jeu d’aventure français de Quantic Dream.

L’histoire nous place dans la peau de Monsieur Tout Le Monde, vie tranquille et sans histoire, qui sans trop savoir pourquoi va tuer un pauvre homme dans les toilettes d’un petit café. Après ce meurtre, on prend les commandes et… je n’en dirai pas plus, pour la simple et bonne raison que c’est le joueur qui décide de ce qui se passe par la suite.

Fahrenheit ne se présente pas comme un jeu d’aventure classique. Ici on ne suit pas un déroulement déjà établi où les énigmes consistent à lui permettre de continuer, non non, c’est plus un film interactif qu’un jeu. On va influer sur le déroulement par nos actions, et c’est ce qui va déterminer la suite. Parfois l’aventure s’arrêtera là, parfois elle continuera. Il y a beaucoup de possibilités, mais au niveau des “vraies” fins (celles qui mènent au dernier chapitre, cinématique et générique à la clé) on fait vite le tour, donc la durée de vie n’est pas si impressionnante que ce qu’on aurait pu croire.

Etant donné son statut hybride jeu-film, la mise en scène est vraiment excellente, avec de la motion capture toute belle pour les personnages qui semblent très naturels. On ajoute à ça un scénario digne de ce nom, original et prenant, des doublages de très bonne qualité et des musiques superbes (Theory of a Dead Man fait par exemple partie de l’OST du jeu), et on obtient une aventure dont il est très difficile de décrocher. Le jeu m’aura tenu en haleine une petite semaine, le temps d’essayer pas mal de possibilités et de voir toutes les fins.

Au niveau du gameplay, le jeu propose des contrôles là aussi assez originaux. Contrairement à la majorité des jeux d’aventure qui proposent un menu déroulant des actions possibles, Fahrenheit propose des icones accompagnées de gestuelles à faire à la souris, qui sont situées en haut de l’écran. Lors des phases d’action, on ne contrôle rien, des Simon prennent place au centre de l’écran, et il faut répéter très vite les motifs si on veut que la scène soit en faveur du héros. D’autres scènes s’inspirent de International Track & Field, avec son mitraillage de touches gauche-droite. Et pour terminer avec la petite note négative du gameplay, les phases d’infiltration mal réalisées jurent avec le reste du jeu. Heureusement, elles sont courtes, et ne sont que 2.

Fahrenheit propose une expérience de jeu unique, je n’ai pas souvenir qu’un jeu se soit un jour rapproché de ce concept. Et avec une réalisation d’aussi bonne qualité, difficile de ne pas le qualifier d’indispensable. Si vous n’avez jamais touché à Fahrenheit, c’est le moment de réparer cette erreur. Je suis encore sous le charme de l’oeuvre du talentueux David Cage et de son équipe de Quantic Dream.

Configuration de test : Il me semble l’avoir fait sur mon 2400+, 6600GT, 1 Go DDR, et tout le reste que j’ai la flemme de lister. C’est largement suffisant pour tout mettre à fond.

Compatible Vista ? Non, le jeu ne dépasse même pas le stade de l’installation.