Articles de la catégorie 'Jeux vidĂ©o'

Longues montagnes russes

Dimanche 8 avril 2007

J’ai attendu un moment avant de me procurer ce jeu que j’attendais pourtant avant sa sortie. C’est plus fort que moi, je n’arrive pas Ă  acheter un jeu d’aventure Ă  plein tarif, je ne sais pas pourquoi. Bon, le principal, c’est que j’ai quand mĂŞme fini par mettre la main dessus, je veux parler de Fahrenheit, le jeu d’aventure français de Quantic Dream.

L’histoire nous place dans la peau de Monsieur Tout Le Monde, vie tranquille et sans histoire, qui sans trop savoir pourquoi va tuer un pauvre homme dans les toilettes d’un petit cafĂ©. Après ce meurtre, on prend les commandes et… je n’en dirai pas plus, pour la simple et bonne raison que c’est le joueur qui dĂ©cide de ce qui se passe par la suite.

Fahrenheit ne se prĂ©sente pas comme un jeu d’aventure classique. Ici on ne suit pas un dĂ©roulement dĂ©jĂ  Ă©tabli oĂą les Ă©nigmes consistent Ă  lui permettre de continuer, non non, c’est plus un film interactif qu’un jeu. On va influer sur le dĂ©roulement par nos actions, et c’est ce qui va dĂ©terminer la suite. Parfois l’aventure s’arrĂŞtera lĂ , parfois elle continuera. Il y a beaucoup de possibilitĂ©s, mais au niveau des “vraies” fins (celles qui mènent au dernier chapitre, cinĂ©matique et gĂ©nĂ©rique Ă  la clĂ©) on fait vite le tour, donc la durĂ©e de vie n’est pas si impressionnante que ce qu’on aurait pu croire.

Etant donnĂ© son statut hybride jeu-film, la mise en scène est vraiment excellente, avec de la motion capture toute belle pour les personnages qui semblent très naturels. On ajoute Ă  ça un scĂ©nario digne de ce nom, original et prenant, des doublages de très bonne qualitĂ© et des musiques superbes (Theory of a Dead Man fait par exemple partie de l’OST du jeu), et on obtient une aventure dont il est très difficile de dĂ©crocher. Le jeu m’aura tenu en haleine une petite semaine, le temps d’essayer pas mal de possibilitĂ©s et de voir toutes les fins.

Au niveau du gameplay, le jeu propose des contrĂ´les lĂ  aussi assez originaux. Contrairement Ă  la majoritĂ© des jeux d’aventure qui proposent un menu dĂ©roulant des actions possibles, Fahrenheit propose des icones accompagnĂ©es de gestuelles Ă  faire Ă  la souris, qui sont situĂ©es en haut de l’Ă©cran. Lors des phases d’action, on ne contrĂ´le rien, des Simon prennent place au centre de l’Ă©cran, et il faut rĂ©pĂ©ter très vite les motifs si on veut que la scène soit en faveur du hĂ©ros. D’autres scènes s’inspirent de International Track & Field, avec son mitraillage de touches gauche-droite. Et pour terminer avec la petite note nĂ©gative du gameplay, les phases d’infiltration mal rĂ©alisĂ©es jurent avec le reste du jeu. Heureusement, elles sont courtes, et ne sont que 2.

Fahrenheit propose une expĂ©rience de jeu unique, je n’ai pas souvenir qu’un jeu se soit un jour rapprochĂ© de ce concept. Et avec une rĂ©alisation d’aussi bonne qualitĂ©, difficile de ne pas le qualifier d’indispensable. Si vous n’avez jamais touchĂ© Ă  Fahrenheit, c’est le moment de rĂ©parer cette erreur. Je suis encore sous le charme de l’oeuvre du talentueux David Cage et de son Ă©quipe de Quantic Dream.

Configuration de test : Il me semble l’avoir fait sur mon 2400+, 6600GT, 1 Go DDR, et tout le reste que j’ai la flemme de lister. C’est largement suffisant pour tout mettre Ă  fond.

Compatible Vista ? Non, le jeu ne dĂ©passe mĂŞme pas le stade de l’installation.

Feu, partez !

Mercredi 14 mars 2007

Disponible Ă  10 euros Ă  la Fnac (et pas en réédition “cheap”), j’ai sautĂ© sur l’occasion pour me procurer Prey, ce FPS rĂ©putĂ© pour son retard (c’est du 3D Realms, ceci explique cela) qui n’aura finalement pas Ă©tĂ© acclamĂ© par la critique, loin de lĂ . A mon tour de me forger mon opinion.

Prey

Dans la peau d’un Cherokee qui renie quelque peu ses origines, on se retrouve face Ă  une horde d’extra-terrestres pour sauver le monde, ou plutĂ´t la femme de sa vie. Original, pas vrai ? Bon allez, ce n’est pas si mal, c’est assez bien mis en scène, et le fond de magie indienne est assez original.

Le jeu prĂ©sente 2 aspects qui rĂ©sument 95% de l’intĂ©rĂŞt du jeu : la gravitĂ©, et les portails.

Si vous ĂŞtes malade dans les montagnes russes, Ă©vitez Prey, parce que la tĂŞte Ă  l’envers, c’est rĂ©gulièrement. C’est très marrant de pouvoir modifier comme ça la gravitĂ©, de marcher sur les murs ou un peu partout ailleurs, de voir toutes ces petites lunes qui vont avoir tendance Ă  nous attirer vers elles. Mais quel dommage d’avoir gâchĂ© ça avec des cartes aussi exiguĂŞs. Dans tous ces petits couloirs, on n’a que trop peu l’occasion de tout chambouler en modifiant la gravitĂ©, c’est assez frustrant.

Les portails, quant Ă  eux, s’accordent assez bien aux couloirs, puisqu’ils donnent au vaisseau des allures de labyrinthe. Mais lĂ , c’est l’interaction qui manque. Jamais on ne pourra jouer avec les portails, et encore une fois, c’est frustrant.

Et tant que je suis dans la frustration, ce jeu possède LE point noir, celui qui le rend totalement inintĂ©ressant, c’est l’impossibilitĂ© de mourir ! Mais quelle idĂ©e absurde ! OĂą est le challenge si on ne peut pas mourir ? Quel dĂ©fi a-t-on Ă  relever ? Nous sommes dans un jeu d’action, oĂą on est censĂ©s faire preuve de rĂ©flexes, si on peut avancer en tirant droit devant soi sans mourir, quel intĂ©rĂŞt ? Le jeu est dĂ©jĂ  assez simple comme ça avec ses ennemis faibles et prĂ©visibles (Ă  titre d’exemple, le boss de fin ne m’aura pas fait perdre le moindre point de vie) et ses munitions Ă  gogo (vous avez peur de tout user contre un boss rĂ©sistant ? N’ayez pas peur, des munitions vont miraculeusement apparaĂ®tre au sol si elles viennent Ă  manquer).

Beaucoup de frustration dans un jeu si court (achetĂ© un soir avant de rentrer chez moi pour le terminer le soir suivant…), je me suis laissĂ© porter par la mise en scène pour connaĂ®tre le mot de la fin de l’histoire, qui est… “Prey will continue” (oui Ă  ce sujet, la boĂ®te française permet l’installation en VO, une bonne chose) ! Raaaah mais c’est un jeu conçu pour frustrer, dĂ©finitivement, ou quoi ?!

Non vraiment, Ă  part quelques idĂ©es de base, certains doubleurs et les musiques de Jeremy Soule, presque tout le reste est bon Ă  jeter ! Y’avait de l’idĂ©e, mais ça n’a pas du tout Ă©tĂ© exploitĂ©. Donc, Ă  Ă©viter.

Configuration de test : Core 2 Duo E6600, 2 Go DDR2, GeForce 8800 GTX, et tout le reste que j’ai la flemme de lister. Evidemment, le jeu tourne avec les rĂ©glages au maximum sans broncher.

Compatible Vista ? Oui. Reconnu par le Games Explorer. Rien Ă  signaler (utilise OpenAL).

Corsay de cuir, cigarette, moule-bite et compagnie

Vendredi 9 mars 2007

Je devais Ă©crire un billet sur Nightfall le jour de sa sortie. J’ai un peu Ă©chouĂ©. Je ne vous parlerai donc pas du contenu du collector, mais bien de celui du jeu, maintenant que je l’ai parcouru en long, en large, et en travers.

Guild Wars Nightfall Collector

Si vous n’avez jamais jouĂ© Ă  Guild Wars, je vous renvoie sur mes prĂ©cĂ©dents billets (Prophecies, Factions), histoire de ne pas me rĂ©pĂ©ter, je vais parler ici uniquement des nouveautĂ©s apportĂ©es par cet opus.

Après une inspiration europĂ©enne pour Prophecies, asiatique pour Factions, c’est le Moyen-Orient qui s’y colle pour Nightfall. On va botter le cul des monstres Ă  grands coups de babouches ! Premier constat en arrivant, une avancĂ©e technique plus prĂ©sente qu’entre ProphĂ©cies et Factions : les portails nous rappellent que nos cartes graphiques disposent de shaders, les lèvres des personnages bougent enfin durant les cinĂ©matiques, les monstres ont gagnĂ© quelques polygones, etc. Par contre, niveau originalitĂ©… toujours le nĂ©ant. Du dĂ©jĂ  vu, encore et toujours.

Je me souviens quand j’avais commencĂ© Ă  jouer Ă  Prophecies, que le scĂ©nario n’Ă©tait pas franchement son point fort. Une espèce de caricature de l’univers heroic-fantasy qu’on a vite pris Ă  la rigolade pour Ă©viter d’ĂŞtre déçu sur ce point. Les dĂ©veloppeurs nous avaient reservi un Ă©quivalent asiatique sur Factions, et pour Nightfall… Jamais deux sans trois. Dans les grandes lignes, c’est encore la mĂŞme chose. Son mal enfoui qui se rĂ©veille, son traĂ®tre typique, son hĂ©ros qui n’a pas peur de se sacrifier pour sa patrie, tout est lĂ .

Heureusement, si la forme est discutable, le fond est solide. La recette reste la mĂŞme, mais elle est encore une fois amĂ©liorĂ©e. Au niveau du contenu, on se rapproche d’un Prophecies, le jeu ayant repris une orientation plus PvE.

Les armures sont maintenant vierges Ă  l’achat. Il faut y ajouter des inscriptions pour retrouver les stats que l’on veut. L’intĂ©rĂŞt de ce nouveau procĂ©dĂ© est de permettre au joueur de changer l’optique de son personnage tout en gardant sa belle armure 15k par exemple.

Les hĂ©ros ont fait leur apparition. Ce sont des mercenaires personnalisĂ©s, on les fait monter en niveau, on les Ă©quipe, on leur fait leur build, on leur donne des ordres, on change leurs couches, tout ça. C’est assez sympa, et ça Ă©vite pas mal de crises de nerfs genre “ALESIA TU VAS ME SOIGNER OUI ?!” ou “BORDEL QUEL EST LE CON DE MERCO QUI M’A RESSUSCITE EN PLEIN COMBAT ?”.

Une chose que j’ai beaucoup apprĂ©ciĂ©e concerne les musiques. Elles ont toujours Ă©tĂ© jolies, Jeremy Soule oblige, mais elles Ă©taient tellement calmes pour un jeu aussi bourrin. Maintenant, changement de musique dynamique ! Vous vous battez, une musique un peu plus mouvementĂ©e prendra place. Elles accompagnent bien un rythme de jeu un poil amĂ©liorĂ©.

Concernant les nouvelles classes, le Derviche et le Parangon, elles enrichissent une fois de plus les possibilitĂ©s de jeu en Ă©quipe. Le Derviche est un peu comme l’assassin, Ă  ceci près qu’il fait lĂ©gèrement plus mal, mais qu’il est beaucoup moins mobile (donc c’est une nouvelle plaie pour les moines). Le Parangon, assez rare, correspond Ă  un paladin/lancier/barde. Une classe de support plus orientĂ©e sur l’attaque en somme.

Un excellent jeu, assurĂ©ment. Quel dommage que le gameplay, si solide, soit entachĂ© d’un scĂ©nario digne d’un film de sĂ©rie Z. Aujourd’hui, je me suis très largement lassĂ© de Guild Wars, au point de ne plus envisager de retour dans l’avenir, que ce soit sur Eye of the North, ou Guild Wars 2. J’accorde beaucoup d’importance au background, c’est la principale raison de mon dĂ©part.

Configuration de test : On va compter mon ancienne machine, un 2400+ avec 1 Go de DDR et une GeForce 6600 GT. Cette configuration permet de jouer en 1280×1024 les dĂ©tails au maximum. Attention cependant, Nightfall est plus gourmand que les 2 autres, donc si vous Ă©tiez juste pour Prophecies ou Factions, pensez-y.

Compatible Vista ? Oui. Reconnu par le Games Explorer. L’EAX est bien sĂ»r absent.

Oui Ă  l’ardeur au travail en Russie

Vendredi 26 janvier 2007

Pour le premier billet de l’annĂ©e, et le premier jeu Wii sur Couak Attak, quoi de mieux que The Legend of Zelda: Twilight Princess ?

:love:

Difficile de parler du scĂ©nario sans trop en dire. Hmmm… Du coup je ne vais mĂŞme pas en parler, je ne peux pas en rĂ©vĂ©ler plus que ce que vous savez sans doute dĂ©jĂ , Ă  savoir ce qui figure sur de nombreux tests ou au dos de la boĂ®te. Sachez juste qu’elle m’a scotchĂ© du dĂ©but Ă  la fin, et plus encore Ă  la fin. Une histoire superbe, mise en scène d’une main de maĂ®tre.

En accord avec l’histoire, l’univers graphique est impressionnant. Quelle ambiance ! Le scĂ©nario assez sombre s’accorde avec des tons de couleur du mĂŞme acabit, et les musiques accompagnent tout ça avec brio. Et tant qu’Ă  faire, pour que le tableau soit complet, la maniabilitĂ© est une pure merveille. Intuitif, la Wii montre bien lĂ  sa grande force, Ă  savoir sa wiimote et son nunchuk. C’est un vrai plaisir de manier Link, de temps en temps par des petits mouvements, ou de temps en temps en s’y croyant (ouais, j’avais peut-ĂŞtre l’air ridicule, mais quel pied). Durant toute l’aventure, il ne m’est pas arrivĂ© une seule fois de pester contre la maniabilitĂ©.

Mais nul jeu n’est parfait, et Zelda n’est pas exempt de dĂ©fauts. On pourra lui reprocher sa simplicitĂ©. Ah ça, le jeu est loin d’ĂŞtre un challenge. J’ai fini le jeu sans mourir, et comme il n’y a pas de diffĂ©rents niveaux de difficultĂ©, c’est un peu dommage. MalgrĂ© ça, l’aventure reste assez longue, j’aurais mis un peu moins de 35h pour en venir Ă  bout, sans me presser, mais sans passer par toutes les quĂŞtes secondaires non plus.

Inutile d’en dire plus, il y a trop Ă  dire, ce jeu est un vrai bijou. A dĂ©faut de me donner du fil Ă  retordre, il m’aura scotchĂ© grâce Ă  une aventure passionnante. Je conseille la version Wii, pour goĂ»ter aux merveilles de la wiimote et de son nunchuk.

Style de vie

Lundi 13 novembre 2006

Après les très bons Syberia et Syberia II, Mindscape remet le couvert avec un nouveau jeu d’aventure : Still Life.

Le nouveau jeu des créateurs de Syberia

Bien loin du charme du village de Valadilène, l’aventure nous place cette fois dans les bas-fonds de Chicago, en 2005, aux commandes de Victoria McPherson, agent du FBI. Le scĂ©nario peut sembler assez classique, Ă  savoir une enquĂŞte de meurtres en sĂ©rie qu’il faudra bien sĂ»r Ă©lucider. Cependant, le meurtrier, et donc sa façon d’agir, ne sont pas franchement communs et on est vite au coeur d’une affaire passionnante. De plus, le jeu nous offre une aventure parallèle, Ă  savoir une affaire comportant d’Ă©tranges similitudes avec celle de Victoria, mais cette fois-ci en jouant son grand-père, dans une Prague de 1929. Au fil de son aventure, Victoria se plonge dans le journal intime de Gustav McPherson, qui raconte cette affaire. Stop, je n’en dirai pas plus sur l’histoire.

Même sans savoir que le jeu est le fruit des mêmes développeurs que Syberia, on le devine très facilement, ne serait-ce que par les graphismes très proches. Le ton est par contre complètement différent. Là où Syberia nous offrait un cadre enchanteur, Still Life nous offre un cadre très macabre, mais toujours aussi beau. Les musiques sont magnifiques, et les doublages réussis.

L’aventure est comparable Ă  celle des Syberia en terme de durĂ©e de vie et de difficultĂ©. Mais Still Life apporte une petite nouveautĂ© qui rend l’aventure un peu plus longue et difficile. Il s’agit de petits jeux de rĂ©flexion qui peuvent sembler anodins, mais qui sont sans doute les Ă©lĂ©ments les plus problĂ©matiques. Autant certains m’ont paru très simples, autant d’autres m’ont causĂ© tant de difficultĂ© que j’ai dĂ» recourir Ă  une soluce (et mĂŞme pour l’un d’entre eux, avec la soluce, je savais que je n’aurais pas trouvĂ©, sauf en y passant des jours). Je suppose que ça va beaucoup dĂ©pendre de la logique de chacun.

A la fois très proches et très diffĂ©rents, j’aurais bien du mal Ă  dire si ce jeu m’a plus sĂ©duit que Syberia. Still Life m’a vraiment passionnĂ©, mais les mini-jeux, qui partaient d’une bonne idĂ©e, auraient mĂ©ritĂ© d’ĂŞtre parfois un peu mieux intĂ©grĂ©s Ă  l’aventure, et de pouvoir ĂŞtre “passĂ©s” pour Ă©viter de trop bloquer sur l’un d’entre eux.

Maman, les p’tits bateaux…

Lundi 23 octobre 2006

Cela faisait bien longtemps que Sylvman et moi n’avions pu reprendre les sentiers de la guerre. Les RTS sont notre genre prĂ©fĂ©rĂ©, mais hĂ©las, nous n’avions rien retrouvĂ© qui nous fasse vibrer depuis un moment. MalgrĂ© le fait qu’on ait Ă©tĂ© suffisamment gavĂ©s de jeux Ă  la sauce “Seconde Guerre Mondiale”, nous avons dĂ©cidĂ© de donner une chance Ă  ce Company of Heroes qui semblait faire l’unanimitĂ© de la critique.

Une bombe !

Le jeu n’a pas mis bien longtemps Ă  me convaincre de son potentiel. A peine avais-je commencĂ© Ă  jouer qu’il m’avait mis sur le cul. Impressionnant ! On se retrouve devant un jeu qui offre des possibilitĂ©s tactiques Ă©normes, avec un micromanagement très poussĂ©. L’intensitĂ© de l’action (pas un instant de rĂ©pit), les graphismes somptueux (que de dĂ©tails), les musiques majestueuses (Jeremy Soule (Guild Wars, Prey, Oblivion, etc.) en pleine forme), on se croirait aux commandes d’un film comme Saving Private Ryan.

Je ne suis pas fan des campagnes de RTS en gĂ©nĂ©ral, et malgrĂ© la bonne rĂ©alisation de celle-ci, je n’ai pas Ă©tĂ© convaincu. Pourtant, les ingrĂ©dients sont lĂ  : 15 missions (qui commencent Ă  Omaha Beach, histoire de faire original) aux objectifs variĂ©s entrecoupĂ©s de cinĂ©matiques, mais je n’arrive pas Ă  ĂŞtre passionnĂ© par une partie de RTS contre une IA. Cela reste cependant un passage très fortement conseillĂ© pour apprendre Ă  jouer. Au fur et Ă  mesure des missions, on dĂ©couvre de nouvelles unitĂ©s, de nouveaux cas de figure… mais uniquement du cĂ´tĂ© amĂ©ricain. Les admirateurs de l’armĂ©e nazie ne pourront hĂ©las jamais la commander pendant cette campagne. Les Allemands ayant des unitĂ©s et mĂŞme un dĂ©veloppement diffĂ©rents des AmĂ©ricains, c’est vraiment dommage.

Le gros morceau, Relic Online. C’est la bave aux lèvres et la bosse au slip que nous nous sommes connectĂ©s sur le portail multijoueurs de Company of Heroes. Soyons clairs, on est très loin d’un Battle.net. On a peut-ĂŞtre des standards un peu Ă©levĂ©s, mais le portail manque clairement de fonctionnalitĂ©s (pas de ladder en 2vs2 avec un ami !), de rĂ©activitĂ© (bon, ils ont quand mĂŞme commencĂ© Ă  corriger ce point, et ça avance), et il y a quelques bugs (l’encodage des caractères…).

Et une fois en jeu… L’extase ! A l’intensitĂ© du jeu s’ajoute le challenge du multijoueur, ce qui fait très vite monter l’adrĂ©naline. L’apprentissage est assez douloureux au dĂ©part, Ă©tant donnĂ© la complexitĂ© du jeu, mais quel pied. Après quelques parties, on commence Ă  mieux cerner les unitĂ©s, leurs forces et leurs faiblesses, on Ă©labore quelques petites stratĂ©gies, et on a dĂ©jĂ  quelques affinitĂ©s. En ce qui nous concerne, ce sont nos amis les Nazis qui nous ont sĂ©duit. Ach !

Pour rĂ©sumer, ce jeu est sans doute le meilleur RTS auquel nous avons pu jouer (mĂŞme si, sentimentalement, je ne peux pas admettre qu’il surpasse Starcraft :P). Complexe, donc assez difficile et pas forcĂ©ment accessible, mais Ă´ combien jouissif.

Configuration de jeu : AMD Athlon XP 2400+ ; 1 Go DDR ; GeForce 6600 GT ; et tout le reste que j’ai la flemme de lister. L’âge de ma machine se fait ressentir. Suffisant pour le faire tourner en 1280×1024, textures hautes, tous effets shaders dĂ©sactivĂ©s (ce qui dĂ©sactive en cascade pas mal de choses), mais au moins c’est fluide, et ça reste beau tout de mĂŞme (la qualitĂ© des textures compense un peu l’absence des shaders).

Petite parenthèse : A tous ceux qui souhaitent jouer avec nous, nous sommes Sylvman et FeniK sur le portail, et n’hĂ©sitez pas Ă  passer sur les forums des PCT.

On ressort la vinaigrette !

Dimanche 22 octobre 2006

Après une aventure aussi prenante que celle de Syberia, je ne pouvais pas Ă©viter la suite. J’avais donc profitĂ© des quelques jours sans net pour me lancer dans l’aventure de Syberia II.

La suite des aventures de Kate Walker !

Au moins, il porte bien son qualificatif de suite. L’histoire reprend lĂ  oĂą on l’avait laissĂ©e sur le premier opus. MĂŞme s’il y a un rappel des Ă©vĂ©nements prĂ©cĂ©dents, avoir fini Syberia est quasiment indispensable. Cependant, les dĂ©veloppeurs n’ont pas voulu perdre les nouveaux venus, aussi les premiers dialogues sont assez chiants, car on assiste Ă  une espèce de prĂ©sentation très rapide des personnages qu’on connaĂ®t dĂ©jĂ , qui rigoleront des traits de caractère principaux de chacun… Bref, c’est assez lourd. Quoi qu’il en soit, ça ne dure pas 2 heures, donc on passe vite au vif du sujet.

Etant donnĂ© que je ne veux pas spoiler sur le premier Ă©pisode, je ne vous dirai rien sur l’aventure de celui-ci. Sachez juste qu’elle a Ă  peu près la mĂŞme durĂ©e de vie, et la mĂŞme difficultĂ©. Les graphismes sont très lĂ©gèrement amĂ©liorĂ©s par rapport au prĂ©cĂ©dent opus, les musiques sont toujours aussi belles, et l’interface est la mĂŞme, avec un rab de glace. Vous ne serez pas dĂ©paysĂ©s, la digne suite de Syberia, en somme.

J’ai quand mĂŞme un reproche Ă  faire Ă  ce jeu. Ce que j’aimais dans Syberia, c’Ă©tait sa part de mystère, ses questions sans rĂ©ponse, ça donnait tout un charme. HĂ©las, dans cette suite, vous allez principalement dĂ©mystifier tout ça, et c’est vraiment dommage. D’un cĂ´tĂ©, cela a satisfait ma curiositĂ©, de l’autre, j’ai perdu tout ce que j’avais pu imaginer.

Syberia II reste donc un très bon jeu d’aventure, mais au niveau du scĂ©nario, cette suite n’Ă©tait vraiment pas indispensable.

Insert fenxade here

Jeudi 14 septembre 2006

Ca fait un moment que je dois Ă©crire ce test, mais j’ai jusque lĂ  toujours repoussĂ© l’Ă©chĂ©ance. Bon allez, je me lance, je vais parler de Armed and Dangerous, qui Ă©tait disponible Ă  la Fnac pour 3 euros quand je l’ai achetĂ©.

Beurk...

Un jeu Planet Moon (les crĂ©ateurs de Giants: Citizen Kabuto) Ă©ditĂ© par Lucas, ça aurait pu avoir de la gueule, mais il n’en est rien. Je ne sais mĂŞme pas quoi dire tellement ce jeu est naze, du coup je vais simplement raconter le passage entre l’installation du jeu et sa dĂ©sinstallation, ce qui n’est pas très long.

Première Ă©tape, lancer le jeu. DĂ©jĂ  ici il commence Ă  ĂŞtre chiant. Il veut DirectX 9.0b, et j’ai la 9.0c. Evidemment, les dĂ©veloppeurs ont fait un loader qui refuse de lancer le jeu si la condition n’est pas remplie. Pas de patch, bon, il faut lancer le jeu via son exĂ©cutable, sans passer par ce loader.

Arrive l’intro. Aaaaah mes yeux ! C’est quoi ce timbre-poste au milieu de mon Ă©cran mal encodĂ© et dont la qualitĂ© de la 3d nous permet de compter chaque polygone (sans parler de l’animation). Le jeu a peut-ĂŞtre très mal vieilli, pourtant, un jeu DirectX 9, ce n’est pas si vieux que ça. Bon, avant de lancer ma première partie, petit tour dans les options, on y va franchement, 1280×1024 tout Ă  fond. Et c’est parti. Ah, mais c’est pas si vilain en fait. Ils ont dĂ» bizuter le stagiaire responsable des cinĂ©matiques en lui donnant un 486, je ne vois pas d’autre hypothèse (ou alors, c’est un fan de Lego, vu la tronche des dĂ©cors en cinĂ©matique).

La première mission, faut tuer tout le monde et poser des bombes, si je me souviens bien. Ah c’est marrant, on peut dĂ©truire le dĂ©cor, et ces pingouins qu’on peut maltraiter sont assez amusants. Par contre, j’ai une arme qui tire au coup par coup, vu le nombre d’ennemis, c’est assez moyen. Mais c’est l’arme de base, alors ne râlons pas. Les dĂ©cors sont destructibles, mais du coup très rĂ©pĂ©titifs, et la map est en couloir, avec les ennemis embusquĂ©s partout. J’aurais pensĂ© que ça allait ĂŞtre plus “bourrin” que ça. LĂ , c’est assez bâtard : c’est de l’action pure, mais faut ĂŞtre prudent. Avis très mitigĂ© sur cette première mission, mais les tutoriaux sont parfois chiants.

Je continue… 2ème mission, aussi chiante… 3ème, pareil… 4ème, pas mieux… 5ème, bon j’en ai marre… Les nouvelles armes, si elles sont originales, ne sont pas forcĂ©ment adaptĂ©es Ă  un tel genre de jeu (par exemple, le lance-requins est beaucoup trop lent et peu pratique). Les dĂ©cors sont toujours aussi fades, et les missions aussi chiantes. La seule chose marrante, ce sont les cinĂ©matiques. Bien que beaucoup plus laides que le jeu, et mal encodĂ©es, l’humour est omniprĂ©sent, donc on se marre.

Bon… Ben… On va regarder toutes les vidĂ©os (oui, j’ai trichĂ©, mais je n’allais pas jouer plus longtemps Ă  ça !), et on va dĂ©sinstaller le jeu. Fin de l’aventure, ça n’aura mĂŞme pas valu ses 3 euros, un record ! Ce jeu est une horreur, ne l’achetez jamais, ne l’acceptez mĂŞme pas comme cadeau ! Il ne mĂ©rite mĂŞme pas une fenxade en titre du billet !

Configuration de jeu : AMD Athlon XP 2400+ ; 1 Go DDR ; GeForce 6600 GT ; et tout le reste que j’ai la flemme de lister. Pas de problème pour le faire tourner en poussant tout au maximum.

Age of Goodies

Lundi 10 juillet 2006

Bien que je ne sois pas un grand fan de la sĂ©rie, j’avais envie de tester Age of Empires III plus en profondeur. Le collector Ă©tant soldĂ© Ă  37.74 € chez alapage.com, c’Ă©tait l’occasion de me procurer ce jeu avec tous les goodies dont je suis friand en gĂ©nĂ©ral.

Et je n’ai pas Ă©tĂ© déçu ! Ce collector est vraiment très bien fourni, que ce soit par le nombre ou la qualitĂ© des goodies. Petit dĂ©ballage en photos (cliquez sur une photo pour l’agrandir).

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L’aspect gĂ©nĂ©ral de la boĂ®te. Elle est plutĂ´t grande et assez lourde, je suis impatient de voir ce qu’elle contient. En ouvrant, je tombe sur l’imposante couverture d’un livre qui m’a l’air bien sympathique.

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Art of Empires, l’artbook du jeu. Impressionnant ! Plus de 200 pages de superbes artworks, un rĂ©gal pour les yeux. Le papier et la couverture (cartonnĂ©e !) sont de très bonne qualitĂ©.

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Sous le livre, je tombe sur ce qui semble ĂŞtre un poster. Je le dĂ©plie. Au moins, ce n’est pas une affichette en A4, on a lĂ  une bien belle affiche. J’ai placĂ© le boĂ®tier DVD du jeu pour que vous vous rendiez mieux compte de la taille.

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Encore en dessous, je tombe sur le guide du joueur. En une cinquantaine de pages, il nous permet de nous cultiver avec le contexte historique de la colonisation (très bonne initiative je trouve), et de dĂ©couvrir brièvement quelques stratĂ©gies d’ordre gĂ©nĂ©ral pour chaque civilisation.

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En dessous, on commence Ă  voir le fond et le plus important : le jeu. Il est accompagnĂ© d’un DVD contenant le making of du jeu, que je n’ai pas encore eu le temps de regarder, je ne l’ai que survolĂ©. J’aime bien la disposition des boitiers, comme dans un Ă©crin, ça donne un peu de classe Ă  l’ensemble. Le DVD est assez pauvre, il ne contient qu’un making of d’une vingtaine de minutes (anglophobes s’abstenir, il n’y a pas de sous-titres), le trailer du jeu, quelques photos et les biographies Ă©crites des personnages. Cependant, c’est toujours un bonus agrĂ©able. Reste Ă  voir si le making of est intĂ©ressant.

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On descend encore d’un Ă©tage, et nous voilĂ  devant le manuel du jeu, assez consistant (137 pages), et… la dĂ©mo jouable. Un bonus assez curieux. Il s’intitule “Faites connaĂ®tre l’Empire Ă  un ami”. L’intĂ©rĂŞt est assez limitĂ©, on va en gĂ©nĂ©ral faire dĂ©couvrir ce jeu Ă  un ami pour son mode multijoueurs, et il pourra donc tout aussi bien tĂ©lĂ©charger cette dĂ©mo. Bon, ça fait toujours l’Ă©conomie de quelques minutes, ça peut servir pour faire circuler la dĂ©mo en LAN, et le CD est assez joli. Cependant, il est possible que ce soit une dĂ©mo diffĂ©rente de celle que l’on peut tĂ©lĂ©charger, je ne sais pas.

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Ah, on arrive au bout. La carte de rĂ©fĂ©rence rapide et la bande originale conclueront cette exploration de collector. A l’heure oĂą j’Ă©cris ces lignes, je suis en train d’Ă©couter ce CD audio. Des morceaux très courts (30 secondes) accompagnent des titres un peu plus consistants (2-3 minutes), c’est un peu dommage Ă  mon goĂ»t, je ne suis pas très fan des titres aussi courts. Ceci dit, ils ne sont pas gĂŞnants quand on Ă©coute le CD en entier, et rien ne m’oblige Ă  les encoder. Quant Ă  la carte de rĂ©fĂ©rence rapide, les joueurs de Age of Empires II ne seront pas dĂ©paysĂ©s, c’est du mĂŞme acabit.

Allo ?

Mercredi 28 juin 2006

La Seconde Guerre Mondiale, sans doute l’Ă©vĂ©nement historique le plus jeuvidĂ©oisĂ© (oui j’invente encore un mot, ça vous Ă©pate, pas vrai ?) qui soit. Entre les Medal of Honor, Band of Brothers, Day of Defeat, etc. on ne les compte plus. Cependant, leur qualitĂ© est très inĂ©gale, qu’en est-il donc de Call of Duty 2 ?

Call of Duty 2

Je pense que je n’ai pas besoin de vous expliquer le cadre, vous n’aurez qu’Ă  vous replonger dans vos livres d’Histoire si vous ne voyez pas de quoi je parle. Plus prĂ©cisĂ©ment, le jeu vous propose de revivre les batailles en URSS, en Afrique du Nord, et en France.

PlutĂ´t variĂ©es, les 27 missions vous mettront divers joujoux entre les mains, du fusil de sniper Ă  Stalingrad au blindĂ© en Afrique, en passant par les classiques Thompson, MG-42, et autres. Bref, l’arsenal classique au complet.

L’ambiance. C’est la grande qualitĂ© de Call of Duty 2. Les missions ne sont en gĂ©nĂ©ral pas très longues, mais on n’a pas le temps de s’ennuyer. Vous n’ĂŞtes dans ce jeu qu’un petit troufion noyĂ© dans la grande machine de guerre. Les soldats tombent les uns après les autres, et il vous faudra ĂŞtre prudent pour ne pas finir comme eux. Ici, pas de points de vie, votre vue est rougie par le sang au fur et Ă  mesure des balles que vous prenez, et il vous suffit de vous mettre Ă  l’abri pour vous rĂ©gĂ©nerer. Si cela rend le jeu certes plus facile, le but est surtout de renforcer l’immersion et de ne pas casser le rythme de jeu : vous n’aurez pas Ă  jouer au quick save/load Ă  chaque affrontement. Des sauvegardes automatiques sont effectuĂ©es rĂ©gulièrement entre les affrontements, et vous y ĂŞtes ramenĂ© dès que vous mourez. Toutes les conditions sont rĂ©unies pour que vous vous concentriez sur l’action et uniquement sur elle.

Le jeu est bien joli, mais il vous faudra parfois revoir les dĂ©tails Ă  la baisse. Les affrontements sont de taille, de ce fait le jeu a tendance Ă  ĂŞtre assez gourmand, cependant le choix de rendu DirectX 7/9 permet de donner un grand coup de pouce au framerate pour ceux qui ne sont pas gĂŞnĂ©s par l’absence des effets Shaders. Un point très important pour ce type de jeu : l’ambiance sonore. Rien Ă  redire. Pour peu que vous possĂ©diez le casque ou les enceintes adĂ©quates, votre immersion n’en sera que renforcĂ©e.

Bien que les missions soient assez courtes, vous aurez plaisir Ă  les refaire, en montant le niveau de difficultĂ© pour repousser vos limites, ce qui rend la durĂ©e de vie du jeu plutĂ´t honorable. Quant au mode multijoueurs, je n’y ai pas touchĂ©.

Un excellent FPS. Amateurs de batailles titanesques, ce jeu est pour vous.

Configuration de jeu : AMD Athlon XP 2400+ ; 1 Go DDR ; GeForce 6600 GT ; et tout le reste que j’ai la flemme de lister. Le jeu est très fluide en 1280*1024 dĂ©tails moyens/poussĂ©s et en rendu DirectX 7. Pour le son (c’est important pour ce jeu), j’utilisais l’EAX 3.0 sur une Audigy 2 ZS.

ApartĂ© : Une petite question Ă  mes quelques lecteurs. Mes tests sont assez courts et j’ai tendance Ă  les raccourcir davantage. PrĂ©fĂ©reriez-vous voir des tests plus dĂ©taillĂ©s ?