Articles de la catégorie 'Jeux vidĂ©o'

Dujardin, Ă  la vinaigrette

Lundi 19 juin 2006

Encore un jeu d’aventure Ă  prix rĂ©duit (4.99eur chez alapage). A l’instar de The Longest Journey, Syberia me titillait depuis un moment, et son prix actuel m’a poussĂ© Ă  me le procurer.

Syberia

Vous incarnez ici Kate Walker, une avocate New-Yorkaise envoyĂ©e Ă  Valadilene, dans les Alpes françaises, pour s’occuper d’une affaire de succession. Le jeu n’aurait pas beaucoup d’intĂ©rĂŞt si tout s’Ă©tait dĂ©roulĂ© comme prĂ©vu, aussi vous devrez faire face Ă  la mort de la propriĂ©taire et Ă  un hĂ©ritier surprise qui est introuvable. Pour une fois, on ne vous demandera pas de sauver le monde, juste de partir Ă  la recherche de ce Hans Voralberg.

La succession concerne une usine d’automates, c’est donc dans un univers très particulier que l’aventure va prendre place. Bien que cela se passe Ă  notre Ă©poque (comme en tĂ©moigne le tĂ©lĂ©phone portable de Kate), on a l’impression d’avoir fait un bond d’un siècle en arrière, mais en prĂ©sence de technologies avancĂ©es que sont ces automates. MalgrĂ© leur aspect artisanal, ces machines sont très sophistiquĂ©es et, pour certaines d’entre elles, semblent bien vivantes.

Le jeu est reposant, que ce soit par le design global, Ă  savoir des couleurs assez froides ainsi que des gens peu nombreux et assez tristes, ou par les musiques, vraiment sublimes. Un rĂ©gal pour les yeux et les oreilles, si on ajoute Ă  cela que le jeu n’a pas mal vieilli du tout, sauf en ce qui concerne les mouvements des personnages, avec leur balai dans le cul, pas toujours bien enchaĂ®nĂ©s.

Syberia est cependant assez court et linĂ©aire, mais c’est un vĂ©ritable petit bijou scĂ©naristique, avec un impressionnant travail sur les personnages, que j’ai trouvĂ©s très attachants, tous autant qu’ils sont.

Un excellent jeu, si vous n’y avez jamais touchĂ©, foncez ! A ce prix, il serait dommage de passer Ă  cĂ´tĂ© d’une aventure aussi prenante.

Alcool et carburant

Mercredi 14 juin 2006

Le film ne m’avait pas vraiment convaincu au cinĂ©ma, je ne suis pas spĂ©cialement fan des FPS solo, je n’aime en gĂ©nĂ©ral pas les jeux tirĂ©s d’un film, et pourtant, je l’ai achetĂ©, je parle de The Chronicles of Riddick Escape From Butcher Bay Developer’s Cut. Pffouuu. Un nom comme ça, je ne l’Ă©crirai pas deux fois, j’utiliserai plutĂ´t un acronyme : TCoREFBBDC. Hmm… Bon… Je vais l’appeler “Butcher Bay”, ce sera plus simple.

Un nom trop long pour être écrit...

Je suppose que tout le monde connaĂ®t Riddick, ce personnage interprĂ©tĂ© par Vin Diesel qui est le hĂ©ros de Pitch Black et The Chronicles of Riddick. Pour faire court, c’est l’archĂ©type du bourrin de base qui a envie qu’on lui foute la paix, mais qui se retrouve embringuĂ© dans des histoires le confrontant Ă  des hordes d’ennemis.

C’est sur ce type de scĂ©nario que se base Butcher Bay. Riddick n’a pas Ă©tĂ© très gentil, alors il est incarcĂ©rĂ© dans la prison “dont on ne peut pas s’Ă©chapper”. Bien sĂ»r, vous ĂŞtes lĂ  pour dĂ©montrer le contraire. Et c’est Ă  grands coups de tatane que vous allez vous frayer un chemin vers la sortie. Riddick n’est pas lĂ  pour rĂ©flĂ©chir. Aussi basique soit-il, le scĂ©nario se rĂ©vèle assez prenant : du fait de sa linĂ©aritĂ©, le jeu offre un rythme très soutenu, et les cinĂ©matiques rĂ©gulières renforcent cet aspect. A dĂ©faut d’avoir un scĂ©nario très recherchĂ©, le jeu nous propose un dĂ©roulement sans fausse note durant lequel on ne s’ennuie pas une seconde.

On pouvait s’attendre Ă  un jeu rĂ©pĂ©titif, oĂą on allait aligner les soldats Ă  la suite dans des maps en couloirs pendant des heures, mais j’ai Ă©tĂ© agrĂ©ablement surpris sur ce point. Le jeu est assez court, ce qui n’est pas forcĂ©ment un dĂ©faut pour un jeu se prenant pour un film d’action (et qui donc aurait vite fini par ĂŞtre rĂ©pĂ©titif et lassant). De plus, les dĂ©veloppeurs ont su faire varier les plaisirs, ainsi les phases de shoot ne reprĂ©sentent finalement pas la quasi-totalitĂ© du jeu. Butcher Bay nous offre aussi de l’infiltration, du combat au corps Ă  corps, et mĂŞme de l’aventure (si si). C’est d’autant plus intĂ©ressant que vous allez vous-mĂŞme doser la quantitĂ© de chacun de ces gameplays. Vous pouvez dĂ©cider de dĂ©gommer tous les gardes avec votre fusil Ă  pompe, de les assassiner discrètement, de leur refaire le portrait avec vos p’tits bras musclĂ©s, et vous choisirez si vous voulez ou non aider vos co-dĂ©tenus via diverses quĂŞtes qui vous rĂ©compenseront de diffĂ©rentes façons.

Si on aime la rouille futuriste en milieu carcĂ©ral, c’est plutĂ´t joli. Quelques niveaux changent un peu de ton, mais en gĂ©nĂ©ral, ça reste très futuro-mĂ©tallo-sombre (oui j’invente des mots, et alors ?). C’est bien rĂ©alisĂ©, et le moteur tient bien la route (qui n’est pas sans rappeler celui de Doom 3). Les musiques accompagnent bien l’aventure, et les doublages sont vraiment très convaincants (merci les acteurs). Je prĂ©cise que le jeu est en VOST uniquement, et ça, c’est bien.

Une surprise incroyablement bonne que ce FPS. J’ai toujours refusĂ© de l’acheter pour les raisons Ă©noncĂ©es en dĂ©but d’article, mais je ne regrette pas d’avoir changĂ© d’avis. Ce jeu m’a mĂŞme fait apprĂ©cier Riddick. Je le place parmis les meilleurs FPS solo auxquels j’ai pu jouer, si ce n’est le meilleur. Je le conseille Ă  tous, que vous soyez ou non des grands fans de ce genre, et mĂŞme si vous dĂ©testez Riddick.

Configuration de jeu : AMD Athlon XP 2400+ ; 1 Go DDR ; GeForce 6600 GT ; et tout le reste que j’ai la flemme de lister. Le jeu est très fluide en 1280*1024 dĂ©tails poussĂ©s.

Le jour le plus long

Jeudi 8 juin 2006

Entre la sortie de Dreamfall, le passage du jeu Ă  7 euros chez alapage, et Gfx qui m’en reparle, les Ă©vĂ©nements se sont succĂ©dĂ©s pour que je fasse l’achat de The Longest Journey, un jeu d’aventure dĂ©veloppĂ© par Funcom, sorti en 2000.

The Longest Journey

On se retrouve dans la peau d’April Ryan, une Ă©tudiante en art tourmentĂ©e par des cauchemars de plus en plus prĂ©sents. Elle apprend que son monde, Stark (qui serait la Terre telle que nous la connaissons dans 200 ans, Ă  condition de repasser de l’euro au franc), possède un jumeau : Arcadia. Stark est basĂ© sur la Science, alors qu’Arcadia est basĂ© sur la Magie. Un Ă©quilibre entre les 2 mondes est assurĂ© par un Gardien, mais forcĂ©ment aujourd’hui y’a une tuile, et April Ryan qui n’a rien demandĂ© Ă  personne semble ĂŞtre la seule capable de faire quelque chose.

Le scĂ©nario est assez classique dans le fond. Un monde en dĂ©tresse, une jeune fille innocente qui a le pouvoir de tout changer. Cependant, il se dĂ©roule dans un univers plutĂ´t original et bien fouillĂ©. Les personnages, quant Ă  eux, ont aussi Ă©tĂ© l’objet d’un travail minutieux, principalement en ce qui concerne leur personnalitĂ© : on n’a pas affaire qu’Ă  des simples PNJ juste bons Ă  nous donner les renseignements que l’on veut pour continuer notre quĂŞte, mais bien Ă  des personnes qui ont leur propre caractère. Quant Ă  April, c’est aussi un choix classique qui a Ă©tĂ© fait, Ă  savoir une fille qui ne sait plus qui elle est, et qui est donc Ă  la recherche de son identitĂ©. Ca a l’avantage de nous faciliter l’immersion dans ce personnage qui a besoin d’en apprendre autant que nous sur lui-mĂŞme.

Ce long voyage Ă  travers les mondes est finalement assez court, du moins si on considère le temps passĂ© Ă  jouer. Par contre, si on prend en compte le temps passĂ© Ă  Ă©couter les gens parler, la durĂ©e de vie est dĂ©cuplĂ©e ! Ces longs discours sont souvent nĂ©cessaires vu la complexitĂ© de l’univers, mais le rythme du jeu en pâtit. Bon, je dois reconnaĂ®tre aussi que les cours d’histoire ne m’ont jamais tellement passionnĂ©, mais tout de mĂŞme. J’aurais prĂ©fĂ©rĂ© passer un peu plus de temps sur des Ă©nigmes, et un peu moins Ă  ĂŞtre spectateur. Une chose est sĂ»re, les doubleurs (qui sont d’ailleurs très bons) auront beaucoup travaillĂ© sur ce projet.

Le jeu est parsemĂ© de petits clins d’oeil, que ce soit Ă  MacGyver (dont la rĂ©fĂ©rence est clairement Ă©noncĂ©e par April), au Capitaine Haddock (le capitaine que l’on rencontre dans le jeu est doublĂ© par Christian Pellissier), et mĂŞme Ă  sab (”c’est vrai ?”, “non”). Quelques petites notes d’humour, mais le cadre est gĂ©nĂ©ralement plutĂ´t sĂ©rieux.

Graphiquement, la 3d n’a pas aidĂ© le jeu a vieillir. Si les dĂ©cors en 2d sont toujours de très bonne facture, les personnages n’ont pas eu cette chance. Ces dĂ©cors sont d’ailleurs très variĂ©s, aidĂ©s par la prĂ©sence d’un monde de science-fiction et d’un monde de fantasy. Le tout reste donc assez agrĂ©able Ă  l’oeil. Les musiques n’auront cependant pas retenu mon attention. Assez discrètes donc.

Au final, j’aurais Ă©tĂ© un peu déçu de ce jeu. Si le scĂ©nario est complet et intĂ©ressant, le rythme m’a empĂŞchĂ© de rester en haleine tout au long de ce voyage oĂą Ă©couter est sans doute la plus grande difficultĂ©. Je le recommande Ă  tous ceux qui recherchent plus une intrigue Ă  suivre qu’un vĂ©ritable jeu, ainsi qu’Ă  tous les passionnĂ©s de cours d’histoire.

Guild Wars Factions

Mercredi 3 mai 2006

Guild Wars Factions Collector

Après l’achat de Guild Wars dit Prophecies s’est imposĂ© celui de Factions, le stand-alone qui lui succède. Si vous partez de votre personnage Prophecies, c’est Mhenlo qui vous demandera un coup de main en Cantha, un nouveau continent fortement inspirĂ© de la culture asiatique. Après un bref voyage en bateau, vous y ĂŞtes, et Ă  vous l’aventure.

Ce nouvel univers souffre des mĂŞmes dĂ©fauts que celui de Prophecies. MalgrĂ© une rĂ©alisation irrĂ©prochable, c’est encore et toujours du dĂ©jĂ  vu. La Cantha est plus petite que la Tyrie, mais le contenu est beaucoup plus vite orientĂ© pour les niveaux 20, donc on se retrouve avec un grand terrain de jeu, au final.

Si vous voyagez en Cantha avec votre personnage Prophecies, n’ayez pas peur d’ĂŞtre perdu. J’ai tentĂ© rapidement de faire Ă©voluer un ritualiste, et en dĂ©finitif, on n’apprend rien sur l’histoire avant d’avoir rejoint le point d’arrivĂ©e des personnages de Tyrie. A part un baratin sur “un mal est prĂ©sent, mais quel est-il ?”, il n’y a rien d’autre.

Guild Wars est clairement orientĂ© PvP, et Factions renforce encore cet aspect. Une Ă©volution très rapide de votre personnage vous est proposĂ©e, via des quĂŞtes aux rĂ©compenses hallucinantes en terme d’expĂ©rience. Plus loin dans le jeu, vous choisirez une faction qu’il vous faudra dĂ©fendre, via un système PvP que je n’ai pas encore eu l’occasion de tester, donc je n’en parlerai pas plus longtemps.

Certains aspects du gameplay ont Ă©tĂ© revus. La marque du hack’n’slash est encore plus prĂ©sente sur Factions qu’elle ne l’Ă©tait dĂ©jĂ  sur Prophecies. Les monstres sont ici souvent nombreux, et chacun devra bien tenir son rĂ´le pour que le groupe ne soit pas dĂ©bordĂ©. J’ai l’impression que la difficultĂ© a Ă©tĂ© un peu renforcĂ©e sur cet Ă©pisode. Tant mieux, on ne peut pas dire que le PvE de Prophecies Ă©tait très difficile (en mettant de cĂ´tĂ© l’Outremonde et la Fissure, que je n’ai pas encore explorĂ©s).
Au niveau des armures, un changement assez important a Ă©tĂ© fait. Maintenant, c’est Ă  vous de crĂ©er votre set. Les Ă©lĂ©ments d’armure se dĂ©clinent toujours selon leurs stats, mais elles n’imposent plus de skin particulière. Ainsi, vous pouvez porter le plastron d’un set, les jambières d’un autre, etc. sans nuire Ă  votre look. De plus, en PvP, votre ennemi aura bien plus de mal Ă  distinguer votre façon de jouer grâce Ă  votre armure.

Passons au contenu de la boĂ®te de l’Ă©dition Collector de Factions. Les goodies sont nombreux, dans cette jolie grande boĂ®te en carton qu’il faut ouvrir sans se couper.
Tout d’abord un poster, qui n’a rien Ă  voir avec celui de l’Ă©dition spĂ©ciale. D’un cĂ´tĂ©, une vraie carte, dĂ©taillĂ©e et bien localisĂ©e, et de l’autre, un joli poster prĂ©sentant le ritualiste et l’assassin cĂ´te Ă  cĂ´te. Une jolie affiche qui prendra certainement place sur mes murs.
Ensuite, un superbe Art Book. Whaou ! Grand format, bien épais, et le contenu est un régal pour les yeux. La grande classe.
Le fameux tapis de souris que j’attendais pour remplacer mon Func vieillissant. Certains n’apprĂ©cieront guère les paillettes qui le recouvrent, mais pour ma part, je trouve le tapis assez joli. FabriquĂ© par Nova, il semble assez robuste, ma souris optique MX510 passe très bien dessus, et il dispose d’un revĂŞtement très adhĂ©rent (une fois posĂ©, vous ne pouvez le faire glisser, vous ĂŞtes obligĂ© de le “dĂ©coller”). On pourrait lui reprocher ses dimensions, 23×18cm, c’est plus petit que mon ancien Func.
Le manuel, je ne m’attarderai pas dessus, il est comparable Ă  celui de Prophecies. De mĂŞme pour la carte d’activation.
La boĂ®te du jeu se rĂ©sume Ă  un boĂ®tier DVD “slim”. Bon, j’aurais prĂ©fĂ©rĂ© avoir un boĂ®tier DVD “classique”, mais on ne va pas chipoter pour si peu.
Un calendrier est aussi offert, sur un petit présentoir. Pas extraordinaire, mais sympa, avec de jolis screenshots de Factions pour illustrer chaque mois.
Et enfin, le CD de la bande originale, toujours dans son emballage carton assez léger, mais le contenu est toujours aussi bon.
Ah, et j’oubliais, 2 autocollants repositionables, l’un reprĂ©sentant l’assassin, l’autre le logo de Guild Wars Factions.
Bref, une Ă©dition collector de très bonne qualitĂ©, mĂŞme si des gens ont Ă©tĂ© blessĂ©s physiquement Ă  cause d’elle.

Certaines personnes doivent se demander si elles peuvent se lancer dans Factions alors qu’elles n’ont jamais jouĂ© Ă  Prophecies, sans ĂŞtre totalement perdues. Kamara nous a rejoint dans l’aventure Ă  partir de Factions, et je n’ai pas l’impression qu’elle soit perdue, donc je serais tentĂ© de dire “oui”. Ceci dit, elle ne joue pas seule, donc j’ignore quelle importance a notre aide dans sa progression.

Et puis… comme pour DoD:S, rejoignez-nous. :P

MĂ J : Tiens, je viens de regarder au dos de la boĂ®te, j’aurais dĂ» trouver une illustration de la ritualiste sur Ă©toffe. Mais je ne vois rien de tel. Avez-vous aussi Ă  dĂ©plorer son absence ?

Day of Defeat: Source, rejoignez-nous !

Mardi 2 mai 2006

Un petit peu de publicité pour le Petit Clan des Teamers. Nous venons de lancer notre serveur DoD:S, ainsi je vous invite à nous y rejoindre pour faire joyeusement la guerre avec nous. Youpi !

L’adresse du serveur est la suivante :

shakuras.yami-no-akuma.org:27462
213.251.171.144:27462

Encore merci Ă  Yami no Akuma pour qui j’administre ce magnifique serveur qu’est Shakuras (le successeur d’Aiur, les fans de Starcraft comprendront), et qui me laissent beaucoup de libertĂ©. :)

Guild Wars

Dimanche 2 avril 2006

Guild Wars: Special Edition

Après tout ce temps, j’ai fini par faiblir et me procurer ce jeu pour rejoindre les PCT, ou plutĂ´t les WEPA, prĂ©sents sur ce jeu. Pour commencer, Gmartintin, tu arrĂŞtes de rire.
Guild Wars est un genre Ă  lui tout seul, et il ne faut surtout pas le comparer Ă  un MMORPG, car il est bien plus proche d’un hack’n’slash comme Diablo que d’un MMORPG quelconque. Alors ceux qui disent : “c’est super y’a pas d’abonnement”, c’est un argument qui n’a pas lieu d’ĂŞtre. Après tout, Diablo II non plus.
Ses crĂ©ateurs le classent comme CORPG, c’est Ă  dire “Competitive Online Role Playing Game”. Bon, ça n’est pas très clair, mais au moins on comprend une chose, on va se foutre sur la gueule avec la communautĂ©.

En effet, le monde de Guild Wars peut se diviser en 3 types de zone : les zones pacifiques (des endroits protégés par les gardes, comme les villes), les zones de PvE, et les arènes PvP.
Le 1er type sera le seul moyen que vous aurez d’entrer en contact avec la communautĂ©, du moins autrement que par un grand coup d’Ă©pĂ©e dans la gueule. Les Naruto commercent avec les Sangoku, parlent SMS, s’insultent, testent leurs emotes, se la pètent avec leur armure haut niveau qu’ils auront teint d’une couleur horrible parce qu’ils n’avaient plus de sous pour une jolie couleur, etc. Bref, c’est une horreur.
Heureusement, le 2ème type est instanciĂ©. Ouf, cela veut dire qu’on ne croisera personne Ă  part des monstres et divers PNJ. On pĂ©nètre dans ces zones en groupe, au dĂ©part de 4 personnes maximum, puis au fur et Ă  mesure qu’on avance, on passe Ă  6 puis 8 joueurs. Que les amateurs du solo ou de comitĂ© très rĂ©duit se rassurent, le jeu met Ă  disposition des mercenaires contrĂ´lĂ©s par l’IA pour complĂ©ter le groupe. On y trouve de toutes les catĂ©gories de classes (le tank, le mage, le healer, l’archer…), et bien que leur comportement ne soit pas toujours très cohĂ©rent (prenons par exemple Orion “mĂ©tĂ©ores quand tout le monde est mort”, ou Stefan “ça veut dire quoi reculer dĂ©jĂ  ?”), ils permettent de faire ses quĂŞtes tranquillement en solo. Ces instances sont en gĂ©nĂ©ral bien mouvementĂ©es, difficile de ne pas faire le rapprochement avec un hack’n’slash. De plus, le tout est accompagnĂ© de jolies et entraĂ®nantes musiques, qui ont en plus le mĂ©rite de ne pas nous saouler Ă  la longue. Les coops sont un type d’instance bien particulier, puisque c’est dans ces instances que vous participerez au dĂ©roulement de l’histoire. AgrĂ©mentĂ©es de cinĂ©matiques, elles vous ouvriront la porte Ă  de nouveaux territoires. Cela me fait un peu penser aux Actes de Diablo II.
Quant au 3ème type, n’ayant participĂ© qu’Ă  une seule arène Ă  la fin du didacticiel, je m’abstiendrai d’en parler pour le moment.

Le système de jeu est vraiment très bien conçu. Votre avatar sera multiclassĂ©, c’est-Ă -dire que vous choisirez un mĂ©tier primaire que vous maĂ®triserez complètement, et un mĂ©tier secondaire, qui sera amputĂ© de son arbre de compĂ©tences principal. Cela offre beaucoup de combinaisons possibles.
Ensuite, vous dĂ©finirez vos affinitĂ©s, les arbres qui seront vos favoris, en y attribuant les points de compĂ©tences gagnĂ©s au fil des niveaux. Les arbres ainsi privilĂ©giĂ©s rendront leurs sorts plus puissants. N’ayez pas peur de tester, vous pouvez redĂ©finir ces affinitĂ©s Ă  tout moment, lorsque vous ĂŞtes en ville.
Enfin, il vous faudra remplir votre barre de sorts. HĂ© oui, tant que vous ĂŞtes en instance (ou en arène), vous ne pouvez jouer qu’avec 8 de vos sorts judicieusement choisis. A vous de bien choisir selon vos affinitĂ©s et selon la situation. Un système de jeu qui n’est pas sans rappeler les JCC tels que Magic: The Gathering, ayant l’impression de construire un “mini deck”.
Ce système offre une multitude de possibilitĂ©s, et aussi un bon challenge du fait que vos dĂ©cisions au moment de la prĂ©paration vont avoir beaucoup d’influence sur le dĂ©roulement de l’instance ou de l’arène.

L’univers de Guild Wars en lui-mĂŞme n’a cependant rien d’extraordinaire. Une histoire assez classique, des hĂ©ros aussi charismatiques qu’une chaussette sale, et un design tout aussi classique. Cependant, Ă  dĂ©faut d’offrir de l’originalitĂ©, Guild Wars nous offre un univers sympathique, sans faute de goĂ»t. Les Ă©lĂ©ments qui le composent semblent s’inspirer de multiples univers, mais le tout est homogène, et jouit d’une rĂ©alisation remarquable.

Je terminerai sur le contenu de la boĂ®te du jeu. Le jeu est aujourd’hui vendu en Ă©dition spĂ©ciale, qui contient donc quelques bonus.
Parmis ces bonus, on trouve un petit livre intitulĂ© “Art of Guild Wars: book 2″, le book 1 Ă©tant dans le collector (combien auront achetĂ© les 2 versions du jeu ?). Autant le contenu n’est pas inintĂ©ressant, autant la prĂ©sentation du livre laisse sĂ©rieusement Ă  dĂ©sirer. On croirait voir l’un de ces mini-catalogues Ă  couverture plastifiĂ©e, comme ceux distribuĂ©s en fin d’annĂ©e par Nintendo ou Sony pour prĂ©senter les prochains jeux de leurs consoles. Pas terrible.
On trouve aussi la carte de la Tyrie, qui n’est pas trop vilaine Ă  l’origine, mais ils ont eu la mauvaise idĂ©e de la localiser Ă  l’arrache. Ainsi, les noms de lieux, plutĂ´t que d’avoir leur aspect “Ă©crit Ă  la main”, font appel Ă  une police d’Ă©criture qui jure avec le reste du dessin. Quel dommage.
La classique carte de référence est aussi présente, qui récapitule les commandes. Toujours pratique à avoir à portée de main, mais hélas imprimée sur un papier de merde de très faible épaisseur. Moyen.
Le CD audio, quant à lui, est la bonne surprise. Bien que son emballage en carton soit encore une fois assez limite, la qualité des musiques du jeu fait de ce CD un bonus très appréciable.
Le manuel du jeu est correct. On a pas mal de lecture, en couleur, et la présentation générale est assez claire.
Je passerai sur la clĂ© qui permet de dĂ©bloquer quelques compĂ©tences, dans la mesure oĂą je n’en ai pas encore cherchĂ© le gain en jeu.
Le tout est contenu dans un boĂ®tier DVD “double Ă©paisseur” très basique. Un peu dĂ©cevante, cette Ă©dition spĂ©ciale. Pour la diffĂ©rence de prix avec l’Ă©dition classique (moins de 5 euros), on ne va pas trop se plaindre, mĂŞme si ça leur a surtout permis de ne pas faire baisser le prix de leur jeu au fil du temps.